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09/04/2024

Michelin innove pour accélérer sur la connaissance des particules d’usure des pneumatiques et de la route

 
  • Nouveau palier franchi avec la mise au point d’un système d’analyse des particules légères et mise à disposition des premiers résultats de recherche auprès de la communauté scientifique et de l’industrie.
  • Améliorer la connaissance des particules d’usure de pneu et de route pour mieux agir : une démarche complémentaire aux enjeux de la norme Euro7.
  • Michelin engagé depuis près de 20 ans dans la réduction de l’abrasion des pneus et la recherche sur les particules d’usure.
 
 
Nouveau palier franchi et mise à disposition des résultats de recherche auprès de la communauté scientifique et de l’industrie

Avec la volonté de réduire l’abrasion des pneumatiques et d’approfondir sa connaissance dans ce domaine, Michelin a mis au point un système d’analyse des particules légères émises « SAMPLE ». Celui-ci permet de capturer, de trier, de compter et de qualifier les particules au plus près des pneus avec des niveaux de précision et de reproductibilité élevés. Ce système d’analyses présenté à Tire Technology va dans le sens de pneus aux particules d’usure bio-assimilables par la nature. 

De nombreuses questions demeurent s’agissant des particules d’usure de pneus et de route… C’est pourquoi, s’appuyer sur des mesures fiables, reproductibles et normées est essentiel et sera une étape fondamentale pour mieux comprendre l’impact environnemental de ces particules d’usure pour innover et concevoir de nouvelles solutions.
 
Les particules d’usure des pneumatiques sont en moyenne de la taille d’un cheveu humain (100 µm) et forment un mélange complexe composé à part égale d’une combinaison de gomme du pneu (50%), de minéraux voire d’autres éléments de la route (50 %). 

L’étude Michelin a permis de mieux quantifier le nombre de ces particules qui contribuent à la pollution atmosphérique c’est-à-dire les PM10 et PM2.5(1) encore appelées particules fines.  Ces chiffres n’avaient jamais été vérifiés avec des mesures expérimentales aussi précises jusqu’à aujourd’hui. Les premiers résultats démontrent que parmi les particules émises par un pneu, en moyenne 1,3% sont des PM10 et 0,16 % des PM2.5 et sont susceptibles de se retrouver en suspension dans l’air(2).

Cette quantification précise est importante à la fois pour Michelin afin d’accroitre sa compréhension des liens entre le pneu, la route et le style de conduite mais aussi pour les organismes officiels en charge des estimations de la pollution des villes. Ces données sont en effet essentielles pour la conception de leurs modèles de simulation de mesure de la qualité de l’air.

En décembre 2022 et en mars 2023, cette étude a fait l’objet de deux publications scientifiques https://www.researchgate.net/profile/Frederic-Biesse.

Enfin, Michelin a mis à disposition de l’industrie pneumatique et de l’ETRMA (European Tyre & Rubber Manufacturers’ Association) ce système d’analyse des particules légères émises. L’ETRMA mènera une campagne de mesures à plus grande échelle avec l’aide d’un organisme indépendant. Elle sera lancée courant 2024 pour une durée de 18 mois environ.


La démarche de Michelin est complémentaire de la norme Euro7

La norme Euro 7 qui vient d’être adoptée par la Commission Européenne va permettre de définir prochainement des seuils réglementaires d’abrasion des pneus afin d’abaisser les quantités de particules émises en Europe. Cette réglementation s’appuie sur sa propre méthode de test permettant de quantifier, en termes de gramme/km/tonne portée, l’ensemble des particules d’usure issues des pneus et de la route. Elle permet de mesurer les émissions globales à très grande échelle, pour l’ensemble des pneus du marché. Ceux qui ne répondront pas à cette norme ne pourront plus être commercialisés. 

Michelin, très favorable à cette règlementation, s’inscrit dans une démarche complémentaire en accélérant sur sa compréhension du sujet.


Michelin engagé depuis près de 20 ans dans la réduction de l’abrasion des pneus et la recherche sur les particules d’usure

Depuis 2005, de nombreux moyens de recherche et développement pour mieux comprendre et réduire ce phénomène ont été engagés. Pour cela, Michelin s’appuie à la fois sur sa maîtrise des matériaux et sur une stratégie de conception historiquement orientée pour optimiser l’utilisation de la matière. Cette politique a permis de réduire de 5% les émissions d’usure des pneus Michelin entre 2015 et 2020 et continue depuis. 

Fin 2023, le Groupe a annoncé la création d’un laboratoire commun avec le CNRS et l’Université Clermont Auvergne : « BioDLab ». Il a pour mission de comprendre la biodégradation des particules d’usure puis de développer des outils permettant de trouver des solutions concrètes pour les rendre bio-assimilables par l’environnement. 

Michelin est par ailleurs reconnu internationalement comme leader dans le domaine de la longévité des pneus et des émissions de particules. Une place confirmée par un test mené récemment par l’ADAC2, l’association automobile allemande (Etude publiée en mars 2022) sur une centaine de pneus. 

A travers toutes ces actions, Michelin souhaite mieux comprendre le phénomène des particules d’usures des pneus comme leur processus de dégradation. Les objectifs sont multiples : réduire leurs émissions, apporter des réponses scientifiques et développer des solutions techniques concrètes. 

(1) Les particules en suspension (notées PM en anglais pour Particulate matter) incluent les matières microscopiques en suspension dans l'air ou dans l'eau. Les particules en suspension dans l'air se nomment aérosol. Les PM10 regroupent les particules de diamètre inférieur à 10 µm, les PM2,5 celles inférieures à 2,5 µm.
(2) Consulter l’étude : TO31940 eng. alte Version (adac.de)
 
 
    Source : Michelin 


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