4/9/2013
Peugeot 208 HYbrid FE, 49 g/km de CO2 sans plug-in

Le Cx progresse de 25%, soit une valeur légèrement inférieure à 0,25. Pour cela, la perméabilité de la calandre a été réduite de 40%, à seulement 5 dm², évolution possible grâce au plus faible besoin en refroidissement de la motorisation. Sur les flancs de la carrosserie, la suppression des éléments perturbateurs facilite la progression du flux. Les pneumatiques de 19’’, spécialement développés par Michelin, sont de type Tall&Narrow, c’est-à dire de grand diamètre et faible largeur. Ils chaussent des jantes en aluminium sur lesquelles des volets aérodynamiques en carbone comblent l’espace entre chaque rayon. Des caméras assurent la rétrovision, l’image étant restituée à bord sur le rétroviseur intérieur. La voie arrière a été resserrée de 40 mm afin de réduire le Cx. Le dessin du toit se prolonge en un mouvement quasiment horizontal jusqu’au au béquet du hayon. Enfin, un extracteur d’air évacue le flux qui se propage sous la voiture sans entrave grâce au fond plat.

La 208 HYbrid FE bénéficie de nouveaux matériaux développés par la Direction Polymères de la branche Raffinage-Chimie de Total, ainsi que par ses deux filiales CCP Composites et Hutchinson. Prélevée en sortie de ligne de montage, la 208 conserve sa structure métallique. Des éléments composites remplacent les panneaux de carrosserie et le plancher, permettant de faire passer la coque de 295 à 227 kg. La peau extérieure d’un seul tenant (pesant seulement 20 kg), le fond plat (8 kg), les panneaux de portière (2 x 3 kg) et le bouclier avant sont réalisés à base de fibres de carbone. Le capot (5 kg) et les ailes (2 x 1 kg) sont en composite VER/Carbone, un matériau divisant le poids des pièces par deux à propriétés mécaniques comparables. Enfin, à l’exception des vitres de porte, le vitrage fait appel au polycarbonate pour gagner 5 kg.

Par leurs dimensions, les roues de 145/65 R19 réduisent la résistance au roulement de 20% et requièrent également moins d’effort sur le volant pour les orienter, rendant superflu l’assistance de direction.

La machine électrique, de seulement 7 kg, atteint 40'000 tr/min et développe 30 kW en moteur et 100 kW en frein. Cette machine électrique assure les fonctions de marche arrière, par inversion du sens de rotation, de démarreur et de roulage ZEV, c’est-à-dire en électrique pur. La capacité de la batterie Lithium-ion n’est que de 0,56 kWh, plutôt axée puissance pour accepter une très forte récupération de l’énergie cinétique. Sur un cycle d’homologation, cette récupération se chiffre à 25% des gains.
Yvonnick Gazeau




